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A
Monsieur le président
Objet : lettre ouverte sur le reconfinement
 
La CGT FERC SUP de l’Université de Lorraine vient d’apprendre comme l’ensemble du monde de l’enseignement supérieur  les dispositions de re-confinement prises par le gouvernement.
 
Nous avons pris bonne note de la réunion du CHSCT du 5 novembre : nous espérons pouvoir y disposer de toutes les informations nécessaires à notre mandat, être force de proposition et de délibération en termes de réorganisation des services et de mesures sanitaires.
 
Face à l’injonction qui est faite aux enseignants de poursuivre la formation uniquement en distanciel, nous demandons la banalisation des lundi 2 et mardi 3 novembre, afin d’organiser et de coordonner l’enseignement dispensé. Pour ce faire, les enseignants, notamment, doivent pouvoir se réunir de la manière qu’ils le souhaitent (sur site ou en distanciel), dans le respect des règles sanitaires.
 
Nous vous demandons, et c'est une demande récurrente de notre part, que des informations précises soient envoyées à tous les personnels via la liste pers-ul : il est, une fois de plus, évident que la réactivité, les hésitations et tergiversations de certains chefs de service mettent en danger les personnels et ne favorisent pas ce qui devrait être votre objectif premier en cette période : assurer la santé et la sécurité des personnels de l'UL. Nous vous rappelons que le travail à distance n'est plus une option.
 
De manière générale, qu’il s’agisse des personnels enseignants ou des BIATSS, nous rappelons que le travail à distance doit se faire :
a) dans le respect des statuts et des conditions de travail des agents (durée, horaires, situations familiales).
b) avec du matériel informatique fourni par l’Université. Il faut que les conditions matérielles soient réunies pour le travail à distance (possibilité de s’isoler, bureau et chaise ad hoc, connexion internet…).
c) Les conditions sociales doivent être réunies : la garde d’enfants, cas contact ou malades, par exemple, n’est pas compatible avec la poursuite du service à distance (ASA).
 
Le travail à distance actuel doit s’aligner sur les règles du télétravail : attention aux “expérimentations” au rabais, même contraintes par des circonstances exceptionnelles... Le coût du travail à distance, notamment,  ne doit pas être supporté par les agents, comme le stipule l’article 6 du décret 2016-151.
Une attention particulière doit être donnée au ressenti et à la souffrance que peut induire l'isolement.
La liste des personnes vulnérables, rétablie à la date du 5 mai 2020 par arrêt du Conseil d’État, doit être respectée, la santé des agents protégée.
 
Nous attirons également votre attention, Monsieur le président, sur la situation des étudiants, sur la nécessaire mobilisation d’ampleur de vos services sociaux et médicaux à leur égard : les effets économiques et psychologiques de ce reconfinement en termes d’isolement, de précarité, risquent d’être des plus importants. Vous trouverez toujours notre syndicat ouvert aux échanges sur ce sujet. 
Des signaux doivent par ailleurs leur être donnés très rapidement en termes d’équipements informatiques, de pédagogie, d’échéances diverses.
 
Enfin, nous réaffirmons la nécessité d’un moratoire sur tous les projets ou ré-organisations en cours : Filiale, BUT, LPR ... Tous les efforts doivent être concentrés sur la continuité pédagogique et sur le lien aux étudiants, et notamment aux plus modestes et sur la santé de personnels.
 
Nous invitons les personnels à :
a) se réunir (en visio) dès la pause-repas du lundi midi, afin d’échanger sur les conditions de travail telles qu’elles leur sont proposées, afin de définir éventuellement des revendications et des modes d’action, afin de faire remonter les problèmes rencontrés aux organisations syndicales représentatives (cgt-info@univ-lorraine.fr).
b) à user de leurs droits si nécessaire : droit d’alerte, droit de retrait sur site ou en distanciel (en alertant le CHSCT : chsct-secretariat@univ-lorraine.fr), fiches RSST.
 
Veuillez croire, Monsieur le président, en notre engagement sincère en faveur du service public de l’enseignement supérieur.